"les Allobroges"

Publié le par Cabaret








bandeau-hymme-jpg.jpg













"Les Allobroges" est l'hymne national
 de la Savoie qui fut, pour la première fois,
 chanté à Chambéry en 1856. La liberté
 qui s'exprime à travers cet hymne évoque
 le refuge en Savoie des proscrits
 par le Coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte (1851). 



La musique est la musique militaire sarde du chef Consterno (1855),
 les paroles ont été rédigées par Joseph Dessaix.
A la différence de "La Marseillaise", cet hymne ne véhicule
 nulle haine. On n'y retrouvera pas davantage d'ostracisme
 ou de populisme : la Savoie, dans son hymne national,
a su se soucier des nations voisines tout
 en mettant en avant les grandes idées de liberté,
 fraternité, amour et égalité.

 

 





 

Je te salue, ô terre hospitalière
Où le malheur trouva protection
D'un peuple libre arborant la bannière
Je vins fêter la constitution
Proscrite hélas ! J'ai dû quitter la France
Pour m'abriter sous un climat plus doux
Mais au foyer a relui l'espérance
Et maintenant et maintenant je suis fière de vous.

 

Refrain

 

Allobroges vaillants ! dans vos vertes campagnes
Accordez-moi toujours asile et sûreté
Car j'aime à respirer l'air pur de vos montagnes:
Je suis la Liberté ! la Liberté !

Au cri d'appel des peuples en alarme,
J'ai répondu par un cri de réveil
Sourd à ma voix ces esclaves sans armes
Restèrent tous dans un profond sommeil
Relève-toi ma Pologne héroïque
Car pour t'aider je m'avance à grands pas,
Secoue enfin ton sommeil léthargique
Et je le veux, et je le veux, tu ne périras pas. 





(refrain)


Un mot d'amour à la belle Italie
Alsaciens vers vous je reviendrai,
Un mot d'amour au peuple qui supplie,
Forte avec tous et je triompherai.
En attendant le jour de délivrance
Priant les dieux d'écarter leur courroux
Pour faire luire un rayon d'espérance
Bons Savoisiens, bons Savoisiens, je resterai vers vous. 




(refrain)


Déjà j'ai fait, oh ! beau pays de France
Sur les sillons briller mon arc-en-ciel
J'ai déjà fait pour ton indépendance
Le premier pas pays béni du ciel,
Ecoute bien mes leçons salutaires,
En confiant en ta grande cité,
Réveille donc les grands mots de tes pères
Fraternité, fraternité, amour, égalité. 




(refrain)


Chez les humains toujours je fais ma ronde;
Mon but unique est de tous les unir
J'espère bien faire le tour du monde
Et triompher dans un prompt avenir
Je veux raser ces murailles altières
Qui des tyrans abritent le courroux
Je veux bientôt tomber les frontières
La terre doit être libre pour tous. 






(refrain)







glieres-autonne1.jpg
"le plateau des Glierres"




Publié dans Divers

Commenter cet article