la condition humaine et matérielle

Publié le par Cabaret






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en haute-Savoie et Faucigny

 

 



Elle est, regle par le droit féodal.
L'esclavage, survivance du monde antique,
 persiste, dans certains cas, jusqu'au
début du Moyen-Age, pour les domestiques de maison.
 Les serfs-terme peu usité
en Savoie où l'on parle d'hommes - liges ou de taillables -
sont soumis à des
servitudes personnelles contraignantes:
incapacité de transmettre leurs biens, sauf
à leur héritiers directs, faute de quoi
leur succession revient au seigneur, par droit
d'échute; initialement, interdiction du mariage
 ou du déplacement sans autorisation
du maître. Les taillables sont achetés,
 vendus ou échangés avec la terre à
laquelle ils sont attachés. On en a de très
 nombreux exemples dans notre région.
En 1083 l'évêque Guy de Faucigny donne
 à Cluny l'église de Contamine, avec les
biens fonciers et les serfs qui en dépendant.
 En 1383, le «Comte rouge» Amédée
VII accorde aux enfants de Michaud Rosset
 et à la fille de Michaud Mugnier, de
Caramentran, dans le mandement de Bonne,
 l'autorisation de prêter hommage
taillable à l'abbé de Filly, en Chablais,
 en se réservant annuellement une redevance
de 3 sols sur leur tête. Les Dardel et les
 autres nobles d'Arthaz avaient également
leurs taillables.








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Bien que la Savoie ait été assez fortement
 affectée par le servage, surtout aux
XIe et XIIe siècle, ce régime s'atténue
 et a largement disparu au XVIe siècle, à la
suite du rachat des servitudes,
 pratique encouragée par la Maison de Savoie dès
le XIIIe siècle. Il demeura,
cependant, un bon nombre de taillables soumis à la
dépendance financière du paiement
 des servis, aux corvées et à l'échute.




La dévolution des terres féodales
 aux exploitants s'opérait, à partir de la fin
du XIIIe siècle, par le système de l'albergement
 emphytéotique. Le propriétaire
conservait le «domaine utile» des biens,
 mais l'albergataire en obtenait l'usage à
perpétuité, ou pour une très longue durée,
 moyennant le versement de l'introge,
somme versée une fois pour toute au moment
 de l'entrée en jouissance, puis du
payement du servis annuel.
L'ensemble de la population était soumis,
 d'autre part, aux droits d'usage
des banalités, telles que péages, moulins,
 fours à pain, droits de pêche dans les
cours d'eau.

 

 




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Sur la vie économique et
 sociale de la région au Moyen-Age,
 on trouvera une mine de renseignement
dans Babel (Antony), Histoire économique de Genève
 des origines au début du XVIe siècle,
2 vol., Genève, 1963.

 


sourçes ..P Guichonnet "Histoire d'Arthaz"

Publié dans Vie civile et rurale

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