Saint-Jacque 1444

Publié le par Cabaret






"bale a la fin du 15eme siecle"




Les Habsbourg, dont les sujets suisses se sont révoltés, signent une alliance avec le royaume de France.
Les villes alsaciennes, groupées en ligue, font alliance avec les Suisses.

La France ayant de son côté signé un armistice avec l'Angleterre à l'issue de la guerre de Cent Ans,
ne sait pas comment se débarrasser des milliers de soldats mercenaires, surnommés les écorcheurs,
 qui se trouvent dans le Royaume et qui vont le mettre à feu et à sang s'ils se retrouvent sans emploi.

La solution trouvée par le roi de France est d'envoyer les écorcheurs en Alsace pour mettre au pas
 les Suisses et les villes alsaciennes avec l'accord des Habsbourg, souverains de l'Alsace.
L'armée des armagnacs ou des gugler comme on les a appelé en Alsace et en Suisse, nom qui
 décrit la forme de leurs casques était forte de quarante mille mercenaires, lesquels endurcis
 par la guerre contre l'Angleterre incluait aussi des tireurs d'arcs écossais connus comme
 les meilleurs de leur temps. Sous le commandement du Dauphin, ils marchent vers Bâle,
 ville alliée aux Suisses.(Zugewandter Ort)





Les Suisses envoient à leur rencontre 1300 jeunes
 guerriers qui proviennent de la garnison de Farnsburg,
 à ces jeunes éclaireurs se rajoutent 300 bâlois de Bâle Campagne. Ce "Vorhut" ou éclaireurs ont des
 ordres très stricts de ne pas attaquer les armagnacs ou Kugler, et d'attendre l'arrivée des vingt mille
 soldats suisses, mais les 1500 éclaireurs suisses sont jeunes et indisciplinés, ils poussent
 leurs capitaines à l'attaque immédiate contre cette armée de quarante mille, connu comme
 la plus puissante en Europe. Escomptant que la garnison bâloise fera une sortie pour aider
 les Suisses, la puissante cavalerie des écorcheurs sous le commandement de Jean de Bueil
 attaque frontalement la phalange suisse sur un plateau se trouvant à un kilomètre de la ville
 (près de la Birse) ; des milliers de soldats bâlois (Bale-Ville) sortent de la ville pour venir appuyer
 leurs alliés. La colonne baloise aperçoit alors une forte armée d'écorcheurs sous le commandement
 du dauphin Louis qui se prépare à attaquer la ville. La colonne bâloise reflue pèle-mêle vers la ville,
abandonnant la phalange suisse à son sort. Les 1500 éclaireurs suisses réalisent assez vite leur erreur :
ils sont trop peu nombreux, mais décident de se battre jusqu'à la mort, refusant de se rendre
 à plusieurs reprises, après 10 heures de bataille acharnée, le Dauphin réalise avoir perdu
 un trop grand nombre de ses mercenaires endurcis contre ce tout petit nombre de jeunes
 soldats suisses, qui était évidemment sans aucune expérience guerrière, il décide
 donc de se retirer en toute vitesse pour ne pas être obligé d'affronter la vraie armée suisse,
forte de 20 mille hommes et très disciplinés et endurcis par leurs batailles et victoires
 contre les Habsbourgeois et les Bourgognes. Très impressionné par la force téméraire
 des jeunes indisciplinés suisses, Le Dauphin comme roi Louis XI fut le premier roi de France
 d'engager des gardes suisses pour sa protection personnelle.
 "Sankt Jakob an der Birs" faisait la réputation des mercenaires suisses en tout Europe.

 

"armure de la fin de la 1er partie du 15eme, conservée a Churburg"





L'occasion de prendre la ville est perdue pour le Dauphin. Les 1500 Suisses massacrés
 jusqu'au dernier en refusant de se rendre à plusieurs reprises, mais cette victoire aura coûté
 la vie à 4 000 écorcheurs. Impressionné par la qualité de ces jeunes eclaireurs suisses,
 Louis XI en recrutera plusieurs milliers pour ses armées après son accession
 au trône ainsi etblira la garde suisse pour sa protection personnelle.










 Sources ....
Peter Duerrematt: Schweizer Geschichte

 

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