La Bataille De Crécy - 1346

Publié le par Cabaret

 

 

 


En 1346, Édouard III entreprend une campagne ayant pour but de prendre Paris.

Le 12 juillet, il débarque avec 20 000 hommes à Saint-Vaast-la-Hougue. Ravageant les villes de Valognes, Carentan et Saint-Lô, il défait les Français devant Caen. Parvenus à Louviers, les Anglais remontent la Seine vers Paris en continuant leurs saccages. Édouard III s'installe à Poissy. Là, il apprend de mauvaises nouvelles de Flandre et découvre la puissante armée que les Français concentrent à Saint-Denis. Il décide alors la retraite sur Calais.

Talonné par les Français et empêché de traverser la Somme, il ne parvient à la franchir qu'en forçant les positions françaises au gué de Blanchetaque. Les Anglais installent leurs positions au village de Crécy-en-Ponthieu.


Le 26 août, l'armée française débouche de la route d’Abbeville en désordre et le roi Philippe VI ne parvient pas à faire appliquer son ordre de reporter le combat au lendemain.

Il envoie alors les arbalétriers gênois entamer le combat mais leurs armes ont souffert de la pluie : les cordes en nerfs sont humides et perdent de leur puissance, donc les arbalétriers perdent de leur précision. Les Gênois sont épuisés par leur marche avec cette arme lourde alors que les archers gallois n'avaient qu'à détendre leurs arcs. De plus, ils ne tirent qu’à une cadence de 4 coups par minute, et enfin, la précipitation de la bataille les envoie démunis de leur pavois, qui sont leur seule protection, restés dans les bagages en arrière.

 

 

 

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rois bombardes anglaises emportées pour un éventuel siège, se mettent à tonner, provoquant plutôt la terreur que des dégâts. Les Gênois mal protégés doivent se replier. Croyant à une trahison, les chevaliers français chargent leurs propres mercenaires. Ils poursuivent sur les lignes anglaises dont les tirs les déciment et s'empalent sur les pièges placés la veille par les Anglais.

Jusque tard dans la nuit, les Français effectuent sans succès une quinzaine de charges, brisées par les archers gallois. Ceux-ci, au nombre de 6000, chacun tirant de 6 à 12 flèches à la minute (soit 36 000 à 72 000 flèches), noient sous une grêle de flèches les Français, dont les chevaux ne sont pas encore protégés, ou mal. Le roi de France doit abandonner le champ de bataille avec une petite escorte pour demander asile au château de Labroye quelques lieues plus au nord. Les actes d'héroïsme vain se succèdent, dont celui de Jean Ier de Luxembourg, aveugle, qui charge entouré de ses gens sur son cheval lié par la bride à ceux de sa maison.

Édouard III a désormais les mains libres pour remonter vers Calais, et assiéger la ville ......

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Chevaliers et pietions - 1340/1350

 

 

 

 

 

pointes de fleches fin 14eme

 

 

 

 

 

 

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