Yvoire

Publié le par Cabaret


Yvoire




Quelques repères historiques :

 

 


Les premières traces de présence humaine à Yvoire même datent de l'époque burgonde. En 1987,
 l'archéologue Serralonge a mis à jour une nécropole de plusieurs centaines de tombes
 dans lesquelles ont été retrouvés des médaillons de ceinturon, des bagues en argent,
 des lames d'acier, des fils de bronze qui servaient de pendentif...
 On a aussi découvert dans la bouche d'un mort une pièce de monnaie à l'effigie de Gondebaud,
 roi des Burgondes au début du 5e siècle. Cette pièce était une obole à Charon.
 Les Burgondes payaient ainsi leur passage au ciel.  

 

 


Au Moyen Age, 4 grandes familles se disputent le territoire : les Comtes de Savoie,
 les Comtes de Genevois, les Sires du Faucigny, les Dauphins du Viennois.
 Elles vont se battre pendant des siècles et
 c'est la Maison de Savoie qui arrivera à former le plus grand territoire.
  Amédée V de Savoie  devient propriétaire du village
 suite à un échange  en 1306  avec le tuteur des enfants du Seigneur de Compois.



numérisation0027

 

 


 






Amédée V a choisi le site d'Yvoire car c'était une propriété enclavée dans les possessions
 du Faucigny mais aussi car la position du village est stratégique :
 il est situé sur une pointe avancée sur le lac grande voie
 de communication. Amédée V fait fortifier le village,
 deux portes sont percées dans le rempart, des fossés sont créés puis on construit un château fort.
 Au 15e s., les maisons viennent s'accoler aux murs.
 A mi parcours entre les deux portes, on édifie des tours de guet.



 

" Amedee V "



 

Pendant un demi siècle, le village joua un rôle militaire très important. Plus tard,

 lors de l'occupation de toute la région par les Bernois alliés aux Français
 et aux Genevois entre 1536 et 1591, le village est découronné de ses remparts
 et le château est incendié. Il restera sans toit pendant 350 ans.   Durant une longue période,
 Yvoire ne sera plus une place forte mais un humble village d'agriculteurs et de pêcheurs.

 

 

Après la guerre, avec le développement des transports et des loisirs,
 Yvoire profite de ses atouts et beaucoup de ses habitants
 se reconvertissent dans le tourisme. En 1959,
 le village reçoit son premier prix national du fleurissement et dès lors,
 les récompenses vont se suivre au fil des années : Yvoire est classée 4 fleurs depuis 1974,
 grand prix national du fleurissement depuis 1992 et lauréat européen en 2002.
 Membre de la prestigieuse association des plus beaux villages
 de France depuis plus de 20 ans, ce bourg médiéval qui ne se parcourt
 qu'à pied est aujourd'hui un des lieux les plus visités du département.




 

 

 





Yvoire c'est aussi :

 

la Maison de l'histoire qui invite petits et grands à la découverte de l'histoire du bourg
 et de l'univers médiéval de façon ludique,
le Jardin des Cinq Sens. Au coeur du village, l'ancien potager du château
 restauré selon l'art des jardins clos du Moyen Age est devenu un lieu
 de poésie et de rêve, un labyrinthe géant évoluant au fil des heures et des saisons...
la Compagnie Générale de Navigation. Des bateaux, dont certains sont encore
 à vapeur ou à roue à aube, sillonnent le Léman tout au long de l'année.
 Près de 150 000 personnes débarquent chaque année à Yvoire.
des rendez vous incontournables : la fête de la musique,
 les Jeud'Yvoirien (animations gratuites en juillet
 et août sur la place du village chaque jeudi soir), la fête des Anes...
des hébergements de qualité : 4 hôtels 3 étoiles, 2 campings 2 étoiles, 2 gites de France 3 épis.
de la gastronomie : 14 restaurants proposent les spécialités régionales de l'artisanat dans une vingtaine de boutiques...


Ces chiffres reflètent bien l'importance de l'activité touristique
 dans cette commune de 750 habitants où il reste aujourd'hui seulemen
t 2 pêcheurs en activité et un agriculteur en retraite.  Yvoire a cependant
 la lourde responsabilité de transmettre son patrimoine historique et de sensibiliser
 ses habitants et visiteurs à la protection des richesses léguées par nos ancêtres.
 Par la mise en place d'une ZPPAUP et d'un Plan Local d'Urbanisme,
 la municipalité poursuit son combat afin de protéger
 les vestiges et de ne pas dénaturer le site dans sa globalité.




yvoire-eglise-color1-copie-2.JPG

 

 

"archives dpt haute-savoie"

Publié dans Villes et villages

Commenter cet article