le chateau de Thorens

Publié le par Cabaret

 
Le Chateau de

Thorens-Glieres




 
"compey"



 
A la sortie du village de Thorens-Glières, sur la route du célèbre plateau des Glières,
 le château dresse sa silhouette altière dans un bel écrin de montagne.
 Il est bâti sur l'ancien fort de 1060, élevé par ordre du comte Gérold de Genève.
 Celui-ci le donna en investiture à son fidèle compagnon d'arme, le seigneur Odon de Compey.

 

thorens-castel.jpg

 


Confisqué aux terriblessires de Compey
par le duc de Savoie (1479) - en raison des nombreux crimes,

 abus et exactions qu'ils commirent - le château

fut offert à Hélène de Luxembourg, épouse du prince Janus de Savoie (comte du Genevois).
 Mais Hélène ne s'intéressa pas à Thorens. Leur fille Louise de Savoie,
 qui avait épousé son cousin François de Luxembourg, hérita du château de Thorens.

Plus tard, en 1559, Thorens fut vendu par Sébastien

II de Luxembourg au seigneur François de Sales,
 père de saint François de Sales. Le seigneur de Sales possédait déjà le château de Sales,
 situé à quelques centaines de mètres de celui de Thorens. Curieusement,
et pour une raison encore inconnue, cette vente

ne fut concrétisée qu'au cours de l'année 1602 :
 saint François de Sales, alors en mission à Paris,
 acheta Thorens, pour le compte de ses frères et sœurs,

à la duchesse de Mercœur, fille du prince Sébastien II de Luxembourg.


 

"st françois de Sales"



Inféodés, à l'origine, aux sires de Compey, les

Sales passèrent ensuite au service des princes de Luxembourg.
 Le seigneur François de Sales occupait d'ailleurs la

prestigieuse charge de maître d'hôtel de la maison

du prince Sébastien II de Luxembourg.
 Au XVIIe siècle, la famille de Sales, fort ancienne, originaire de La Roche,


 connut une ascension rapide, occupant dès lors

les plus hautes charges à la cour de Savoie
 à Turin et passant du titre de baron à celui de comte, puis en fin au titre de marquis.
 Tout au long des XVIIIe siècle/XIXe siècle, jusqu'à l'Annexion de la Savoie à la France (1860),
 la famille de Sales fut très proche du pouvoir,

notamment par le truchement du comte de Duingt
 (alias le marquis Paul-François de Sales), du comte Eugène de Roussy
de Sales (1822-1915) et bien sûr du proche cousin

de ce dernier, le Premier ministre Camille de Cavour. A notre époque encore,
le comte Jean-François de Roussy de Sales (1928-1999) fut

un ami très proche du dernier roi d'Italie, Humbert II.


 




Malmené pendant l'invasion française en Savoie de 1792, le château de Thorens fut restauré,
 au XIXe siècle, par la marquise Alexandrine de Sales aidée par son petit-fils,
 le comte Eugène de Roussy de Sales. Aujourd'hui,
la famille de Roussy de Sales habite toujours le château en le préservant avec soins.

 
Château de Thorens : bureau du Premier Ministre Camille de Cavour -
 "C'est sur ce bureau que nous sommes devenus Français ; c'est sur ce bureau
 qu'est née l'Italie unifiée."La visite relate la vie de saint François et de la famille de Sales.
 Saint François de Sales (1567-1622),
 prince-évêque de Genève, fut un personnage aux multiples facettes
 et à la renommée sans limite auprès des plus humbles comme des grands de ce monde.
 La vie de ce saint universel est illustrée ici par son orfèvrerie liturgique,
 ses sceaux, ses habits épiscopaux, des tableaux, des documents et des livres rares.

 


Le comte Camille Benso de Cavour (1810-1861) est lui aussi un personnage incontournable
 de Thorens : il séjourna régulièrement dans le château de ses cousins. Lorsqu'il
 fut Premier ministre du Royaume de Piémont-Sardaigne, Camille de Cavour mena à bien
 l'Unité italienne au profit de la Maison de Savoie, avec l'aide de son vieil ami,
 l'empereur des Français Napoléon III. En conséquence, le comté de Nice
et le duché de Savoie furent annexés à la France au

printemps 1860, par le traité d'Annexion du 24 mars.


 Le château abrite les effets personnels de l'homme d'Etat,
 son mobilier et ses œuvres d'art, notamment le somptueux bureau de style
"Boulle Napoléon III" sur lequel fut signé le Traité d'Annexion.






Au milieu des œuvres d'art (tapisseries

des Flandres, tableaux de maîtres…)
 et du mobilier de la Renaissance,
 de l'époque baroque ou du Second Empire,

le visiteur s'imprègne de l'âme de ce château.
 Le logis noble, dans la lumière dorée d'un salon ou d'une chambre,
 laisse transparaître la finesse de goût du XVIIe siècle. La cuisine voûtée (1632)
 remet en bouche les saveurs des festins d'un temps passé. Les austères salles voûtées
des premières fortifications évoquent la vie des hommes

d'armes, et le donjon rappelle, quant à lui la justice seigneuriale.


 
 

 


thorens-chateau-NB5.JPG



La visite du château vous conduit au long de 1000 ans d' histoire,
au gré des donjons et salles de gardes (XII S. - XIII S. ),

de la cuisine aux imposante cheminées ( 1632 ) ,
 des salons, chambres et bureaux richement meublés

Commenter cet article