Louise de Savoie

Publié le par Cabaret

 

 

 

 

 

 

 

 née en 1476 à Pont-d'Ain, morte en 1531 à Grez-sur-Loing,
 princesse de la maison ducale de Savoie.

 

 

 

 

 

 

 

Elle était la fille duc de Savoie Philippe
 dit sans Terre (1438-1497)
 et de Marguerite de Bourbon (1438-1483). À la mort de sa mère,
 elle est confiée à Anne de Beaujeu,
 fille du roi de France Louis XI,
 alors régente du royaume et qui aura une influence
 des plus importantes pour son avenir.

 

 

 

 

Elle épousa, en 1490, Charles de Valois (1460-1496),
 comte d'Angoulême, dont elle eut deux enfants :

Marguerite d'Angoulême (1492-1549),
 x 1527 Henri II d'Albret,
 roi de Navarre, mère de Jeanne III d'Albret
 et grand-mère du roi de France Henri IV ;
François Ier (1494-1547), roi de France (1515-1547).
Veuve à dix-neuf ans, elle se consacre l'éducation de ses enfants,
 aidée par son confesseur, Cristoforo Numai de Forlì.
 Son unique objectif devient alors de bien préparer son fils,
 son « César bien aimé » à l'accession au trône,
car le roi Louis XII n'a pas de desecendant mâle.

 

 

 

 

 

 

Elle fut titrée duchesse d'Angoulème,
 duchesse d'Anjou et comtesse
 du Maine après l'accession de son fils
 au trône de France à la mort du roi le 1er janvier 1515.

 

 

 

Elle fut deux fois régente de France pendant
 les campagnes italiennes de son fils,
 plus guerrier que politique : en 1515,
lorsqu'il partit battre les Suisses à la bataille de Marignan,
 puis à nouveau en 1525-1526. La Régence de Louise de Savoie
 fut de première importance après la capture
 du roi lors de la bataille de Pavie,
car du fait de son expérience elle put organiser
 la continuité du royaume et une contre-offensive
 diplomatique contre l'empereur Charles Quint.
 Elle va déployer toute son énergie
 et réaliser des hauts faits de diplomatie
 pour réaliser l'alliance entre la France,
 l'Angleterre et la Turquie,
 et finalement obtenir la libération du roi François Ier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle eut encore l'occasion de s'illustrer
 en négociant, au nom de son fils,
 avec Marguerite d'Autriche,
 gouvernante des Pays-Bas,
 tante de Charles Quint, la paix des Dames,
 signée à Cambrai le 5 août 1529,
qui ne fut toutefois qu'une accalmie dans l'affrontement
 (1521-1546) entre François Ier et Charles Quint.

 

 

 

Elle eut une grande influence et sut diriger le royaume selon
ses intérêts politiques et familiaux.
 Ses choix ont marqué
 durablement la France. Elle ne serait pas étrangère
 non plus à la trahison
 du connétable Charles de Bourbon
(dont elle récupéra la plupart des terres)
 et à l'exécution de Semblançay.

 

 

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