Guillaume TELL

Publié le par Cabaret

 

 

 

 

 

 

Guillaume Tell est le héros légendaire de l’indépendance helvétique
 du commencement du XIVème siècle, Guillaume Tell,
 originaire de Bürglen, dans le canton d’Uri

 

 

 

 

 

 

 

La légende raconte que Gessler, bailli d’Albert 1er, empereur d’Autriche,
dans le canton d’Uri, avait ordonné aux Suisses de s’incliner devant un chapeau exposé
sur la place publique d’Altdorf. Guillaume Tell
ne se conforma pas à cet ordre et fut condamné
 par le bailli à abattre avec une flèche d’arbalète, une pomme sur la tête de son fils,
ou à périr avec son enfant. Tell, arbalétrier habile, sortit victorieux de cette
 cruelle épreuve, mais comme il avoua qu’en cas d'insuccès, il aurait tué le bailli,
celui-ci le fit conduire enchaîné sur son bateau
 pour le mener en prison dans la forteresse de Küssnacht.
 Tell réussit à s’échapper du bateau pendant une tempête sur le lac
 des Quatre-Cantons et tua Gessler sur la route de Küssnacht.

 

Ce meurtre fut le signal du soulèvement des Suisses contre la maison d’Autriche.
Guillaume Tell périt plus tard dans la rivière Schächen, dans le canton d’Uri.
Après avoir retiré un enfant des flots, il fut lui-même entraîné par le courant.

 

 

 

"banniere d'Uri"

 

 

 

Deux statues de Guillaume Tell décorent les fontaines érigées à Altdorf,
 dans les lieux mêmes où d’après la légende, se sont passés les événements
qui ont rendu célèbre le héros de l’Helvétie. L’une le représente portant un étendard.
 L’autre de Kissbing, le montre, l’arbalète sur l’épaule,
appuyé sur son fils et regardant fièrement devant lui.

L’histoire de Tell est peinte sur les murs d’une vieille tour, dans la même ville.
D’autres épisodes de la même légende sont retracés sur les murailles de la chapelle
 élevée au bord du lac des Quatre-Cantons, à l’endroit où, dit-on,
Tell s'élança hors de la barque dans laquelle le bailli Gessler
 le conduisait à son château de Küssnacht.

Il y a en Suisse, trois chapelles de Tell, et à Altdorf même, la fontaine et la tour de Tell.

 

 

 

les sources
 
Comme nous la connaissons, l'histoire de Guillaume Tell vient du Chronicon Helveticum de Gilles
 (ou Aegidius, ou Gilg) Tschudi de Glaris ; son œuvre, composée en 1569-1570,
 à prétention scientifique, se situe « aux confins de l'humanisme critique et de l'épopée baroque».
 Il a été repris à la fin du XVIII e s. par Jean de Müller dans son Histoire des Suisses ;
 pour les germanophones, c'est le génie de Schiller (1804),


 pour les mélomanes, celui de Rossini (1829) qui entretiennent la popularité du héros.
 On a reconstitué le cheminement de la légende. Le premier chroniqueur
 à mentionner le fait est le Bernois Justinger (1420) ; le Livre blanc
 de Sarnen (1474) est peut-être la copie d'un récit composé 50 ans plus tôt - l'intervalle
 entre les événements supposés et leur relation serait alors de 120 ans
 ou 4 générations, limite extrême pour la transmission orale. Des formes plus littéraires,
 le poème La ballade de Tell, la pièce Le jeu de Tell, apparaissent aussi à la fin du XV e s.

 

 

 

La querelle

Alors que Voltaire avait déjà dit en 1754 : « L'histoire de la pomme est bien suspecte,
 et tout ce qui l'accompagne ne l'est pas moins », c'est en 1760
 que l'historicité de Tell fut sérieusement mise en doute par la publication
de l'ouvrage du pasteur bernois Uriel Freudenberger,
soutenu par le fils du grand Haller, Guillaume Tell,
 fable danoise ; fait significatif, le livre fut jeté au feu par le bourreau d'Altdorf.
 L'exploit du tireur habile et hardi, qui atteint une pomme et garde une flèche en réserve,
 se trouve en effet dans des récits danois et islandais bien antérieurs à 1291. Au XIX e s.,
 le Lucernois Josef-Eutych Kopp,
 puis bien d'autres, relèvent que les noms de Gessler et de Tell
(celui-ci est du reste considéré comme un surnom, et non un patronyme)
n'apparaissent dans aucun document. Le personnage est récupéré par toutes sortes d'idéologies :
il est tour à tour jacobin - à ce moment, il se trouve au purgatoire en Suisse centrale
 -, bolchevique, nationaliste (il aurait voté contre l'adhésion à la SDN), antifasciste.
 Le cinéma, la publicité (l'arbalète est devenue le logo de la production suisse) s'en emparent.
 Des historiens le défendent passionnément, tels les deux Meyer, Karl en 1927 et 1941,
 Bruno en 1959, alors que dans l'Allemagne nazie un troisième,
Theodor Mayer, s'acharne contre lui.

 

 


Tell reste hypothétique
 
Faute de documents, on ne peut rien prouver : «Nous devons nous résigner :
la question de l'historicité de Tell n'est pas une question pour l'historien ».
Disons que, débarrassé des éléments poétiques et, pourquoi pas, épiques,
le récit traduit une réalité politique et sociale bien présente vers 1300 :
 Tell symbolise les hommes libres qui refusent la soumission au ministérial Gessler,
 fonctionnaire de la bureaucratie que les Habsbourg sont en train de mettre en place.

 

 

 

 

"pointes de traits d'arbaletes"

 

 

 

Sourçe ...... MEMO "le site de l'histoire"

 

 

 

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