Monthoux - Juillet 1332

Publié le par Cabaret

 

 


Contexte: Guerre Delphino-Savoyarde, combat sur la frontiere fortifier
des seigneurs du Faucigny/Comte de Genève 1328/1355 - Savoie du nord(haute-savoie)
Situation Géographique: Entre Annemasse et bonneville à 10 bormes de Genève
(route Samoens/Chamonix)

 

 

 

   
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Messire Hugues de Genève(seigneur d'Anthon) parent et vassal du Dauphin Guigue VIII,
voulut récupérer son héritage confisqué par le comte de Savoie, Aymon(règne 1329/1343)
Coupé de ses voix principales vers ses forteresses du salève, il lui fallait chassé
les Savoyards de l'enclave de Monthoux(1330).
Rassemblant environ 4000 hommes, il mis le siege devant le chateau de et le bourg de Monthoux
(aujourd'hui Vétraz-Monthoux)

  

 


la famine contraignit les défenseurs, le cinquième jour à se rendre à
messire Hugues de Genève, qui mit alors une garnison dans la forteresse(mi-juillet)
pour le compte de messire Humbert, frère du Dauphin(Seignieur du Faucigny).



Le comte Aymon se trouvait à Seyssel, quand il apprit que messire Hugues
de Genève, avec les gens d'armes du Dauphin, avaient, une nuit, pénétré
dans le bourg de Monthoux et fait venir des renforts du Faucigny pour enle-
ver le donjon, que son châtelain tenait toujours.
De là l'armée savoyarde au grand complet, avec le comte Aymon de Savoie,
le comte de Genève, messire Jean de Savoie, le seigneur de Beaujeu et le sire
de Gex alla prendre position juste en dessous du molard(rocher) de Monthoux(27/28juillet1332),
tous pensaient qu'Amé de Cernent et Vincent Lambert tenaient encore le donjon,
mais leur espoir fût déçu, car la reddition avait eu lieu le matin même.

 

 

 

 

 

 




Pour combattre messire Hugues de Genève, le comte Aymon divisa ses
troupes en deux corps de bataille principaux et deux ailes. Le premier corps
était conduit par le seigneur de Beaujeu et, avec le comte de Genève, il se
réserva le commandement du second ; les ailes furent confiées à Hugard, sire
de Gex, et Jean de Savoie et les piétons disposés derrière les corps de bataille.
Les ordres donnés, Jean de Savoie, Antoine de Beaujeu, Hugard de Gex
Anthelme de Miolans et beaucoup d'autres seigneurs furent faits chevaliers par
le comte Aymon. De Monthoux messire Hugues de Genève, ayant aperçu l'armé
savoyarde rangée en bataille, fit ses préparatifs et descendit avec tous ses gens aux
pied du molard sur lequel était juché le chateau. Là, il adouba de nouveaux
chevaliers, puis mit les siens en ordonnance,
fit ériger une ligne de pieux, commandant à chacun de garder la
position et de ne pas abandonner le pied de la côte où ils étaient rangés.



Quant le comte de Savoie vit que le jour déclinait et que ses ennemis ne
voulaient ni avancer, ni reculer, il ordonna de procéder à l'estimation de leur
nombre ; la réponse fut qu'en l'armée de messire Hugues, il y avait bien
1500 hommes d'armes et 2000 hommes de trait". " Et nous sommes bien
autant et ils ne mous échaperont pas !!!!, s'exclama le Comte , "malheur à celui qui n'essaiera pas de grimper sur
la motte où sont nos ennemis !!!" Puis il ordonna aux deux ailes commandée
par Jean de Savoie et Hugard de Gex et à la « bataille » du seigneur de
Beaujeu d'attaquer les ennemis et de voir s'ils ne pourraient pas mettre le
foutoir dans leurs rangs et les attirer dans la plaine. Les Dauphinois et les
Faucignerands, qui bénéficiaient d'une position plus élevée, enrayèrent
l'assaut et réussirent même à refouler les Savoyards, dont beaucoup furent
occis et d'autres (comme Jean de Savoie, fils du seigneur de Vaud) faits pri-
sonniers. Le comte Aymon et les seigneurs alliés, voyant leurs gens ainsi
repoussés, s'élancèrent à leur tour contre les Dauphinois,le choc est térrible !!!! la mélée violente,
ils furent ramenés au bas du molard, où ils essayèrent de résister sur leur ancienne position
mais celle-ci avait été tournée par les gens de pied du comte Aymon, qui s'étaient
infiltrés entre eux et le chateau, de sorte que messire Hugues de Genève
menacé d'encerclement, décida de battre en retraite.Savoie !!! Savoie !!!!
La poursuite est sauvage et sanglante ........Finalement victorieuse
réussissant au cours du combat à délivrer Jean de Savoie, l'armée Savoyarde
perdit environ quatre cents hommes parmi les nobles et autant de gens de
pied. Du côté de messire Hugues, le nombre des tués (originaires du
Dauphiné,Faucigny ou d'ailleurs) atteignit plus de huit cents pour les chevaliers, écuyers et
hommes d'armes et mille pour les piétons.
Les Savoyards, maîtres du champ de bataille, firent en outre beaucoup de
prisonniers, tandis que le restant de leurs adversaires se réfugiait dans le
bourg et le château de Monthoux(du moins les plus chanceux). Après avoir enseveli les morts et soigné les
blessés, les comtes de Savoie et de Genève assiégèrent la citadelle pendant
trois jours ; le quatrième, sous réserve d'avoir la vie sauve, les Dauphinois et
les Faucignerands rendirent le château au comte, qui le fit aussitôt renforcer
et y mit une garnison à lui. Puis chacun retourna chez soi, en emmenant ses
prisonniers. A suivre ............

 

 

 

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sources: "la chronique du Faucigny", archives départementals
 de Haute-Savoie, dessin et photos de votre serviteur ....
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