La Devise de la Maison de Savoie

Publié le par Cabaret

La devise de la Maison de Savoie

 

 

 

FERT est la devise de l’ordre de l’Annonciade, en fait elle apparaît vers 1392 et demeure encore bien incompréhensible : On en a fait l’anagramme latin de l’expression «Sa vaillance défendit Rhodes»  en référence à l’expédition d’Amédée V sur cette île au XIII° siècle, mais ne serait-ce pas aussi «Nous sommes tenus par l’alliance et la religion»

 ou comme on le suggéra au  début du XVIII° siècle «La femme sera ta ruine » ? à moins que plus simplement elle ne signifie « qu’il (ou elle) supporte » ou plus franchement encore (selon Guichenon) «Frappez, entrez, rompez tout ». Le mystère demeure

 

 

 

 

 

 

LES TITRES DE LA MAISON DE SAVOIE

 

 

N… par la grâce de Dieu roi de Sardaigne, de Chypre, de Jérusalem et d’Arménie, duc de Savoie, comte de Maurienne, marquis en Italie, prince de Piémont, de Carignan,

 d’Onéglia, de Poitin, de Trin, prince et vicaire perpétuel du Saint Empire Romain en Italie, prince de Carmagnole, de Montmélian, prince bailli du duché d’Aoste, prince de Chieri; de Dronero, de Crescentino; de Riva de Chieri et Banna, de Busca, de Bene, de Brà, duc de Gênes, de Montferrat, d’Aoste,

du Chablais, de Genève, de Plaisance, marquis de Saluces, d’Ivrée, de Suse, de Maro, d’Oristano, de Cesana, de Savona, de Tarentaise, de Borogomanero et Curregio, de Caselle, de Rivoli de Pianezza, de Govone, de Salussola, de Racconigi… de Cavaller-Maggiore,

de Marene, de Modane et de Lanslebourg, de Libourne Ferraris, de Santhia, d’Aglié, de Centallo et Demonte, de Desana, de Ghemme, de Vigone, comte de Barge, de Villefranche, de Genevois, de Nice, de Tende, de Romont,

d’Asti, d’Alessandria, de Goceano, de Novarre, de Tortone, de Bobbio, de Soissons, de Saint-Antioco (en Sardaigne), de Pollenzo, Roccabruna en Piémont, de Tricerro,

 de Bairo, d’Ozegna, d’Appertole, baron de Vaud et de Faucigny, seigneur de Verceil, de Pignerol, de la Lommelline et de la vallée de la Sesia, du marquisat de Ceva,

 grand-seigneur de Monaco, de Roquebrune et de un décime de Menton, noble homme patricien vénitien, patricien de Ferrare, souverain et chef de la maison royale de Savoie.

 

 

 

LA CROIX ET LES INSIGNES DE SAVOIE

 

 

Au tout début du XIII° siècle,   au moment même où les Capétiens adoptent les fleurs de lys et les Plantagenet les léopards d’or, le comte Thomas choisit l’aigle impérial de sable sur champ d’or (mais selon certains, l’aigle remonterait pour l’empire à la fin du X° siècle et pour la Savoie au début du XI° siècle) mais un demi-siècle après apparaît

la croix de Savoie d’argent sur fond de gueule et elle s’impose au début du XIV° siècle, parallèlement aux autres princes du Saint Empire qui adoptent le blanc et le rouge impériaux dans leurs propres armoiries. Ici aussi quelques spécialistes font remonter la croix au milieu du XII° siècle et la font adopter progressivement par les comtes après les croisades auxquelles ils ont participé)

Par la suite, les ducs élaboreront de vastes armoiries regroupant les blasons de leurs principaux domaines mêlant ainsi la croix de Jérusalem, le lion niçois, etc…

Il  n’est pas certain que les comtes et les ducs n’eurent jamais de couronnes particulières. La principale insigne était indubitablement l’anneau dit de Saint Maurice, bijou certainement d’origine byzantine donné par l’abbé d’Agaune à Pierre II et transmis ensuite de souverains en souverains  jusqu’en 1799, où il fut perdu dans l’affolement de la famille royale partant en exil. Il a été refait symboliquement par Charles-Albert mais le charme était irrémédiablement perdu.

 

Publié dans Les Comtes de Savoie

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