Dolomieu et les Abrets - 1354

Publié le par Cabaret

 

 

Comment les Dauphinois furent vaincus à Dolomieu par le comte
Ame et aux Abrets*' par messire Guillaume de la Baume.
Les habitants des contrées voisines des châteaux de Mordres, de Messiers et
de Bonnevaux vinrent trouver le comte Ame, lui annonçant la prise et la des-
truction de ses forteresses par messire Hugues de Genève et les Dauphinois ;
Sis le suppliaient de venir à  leur secours et  de  mettre  fin aux exactions  dont
ils étaient les victimes.
Messire Guillaume de la Baume, les barons et gentilshommes savoyards,
voyant que les anciennes guerres recommençaient, dirent au comte, leur sei-
gneur : « Sire, si vous ne parvenez pas cette fois à venir à bout du Dauphin,
vous n'y arriverez jamais. Il sera impossible de trouver une meilleure occa-
sion, car actuellement) Dieu merci et grâce à la paix qui dure depuis long-
temps, vous disposez d'une noblesse et d'une chevalerie nombreuse et puis-
sante et vos sujets sont tous devenus riches et prospères. »
En entendant ces paroles le Comte Vert, tout joyeux, s'écria : « Par la
mort Dieu, vous m'avez fait plus plaisir avec ce conseil que si vous m'aviez
donné un grand trésor ! »
Puis il chevaucha en direction de Bonnevaux, avec tous les gens d'armes
qu'il avait pu trouver. En arrivant à Dolomieu, il rencontra une partie des
gens du Dauphin qui avaient quitté Hugues de Genève et s'en retournaient
avec leurs prises. Immédiatement, le comte s'élança à l'attaque et si vigou-
reusement qu'il vainquit et mit en fuite les Dauphinois, en capturant un
grand nombre et libérant les prisonniers. Messire Guillaume de la Baume
n'était pas à Dolomieu ; il chevauchait sur une autre roure et s'en allait en
grande compagnie quand il rencontra le reste des gens du Dauphin, revenant
du siège de Bonnevaux. Apercevant messire Guillaume, ceux-ci mirent pied
à terre et le combat commença, dur et âpre. De part et d'autre on réalisa des
prouesses et la lutte resta longtemps indécise. Mais Finalement l'élan de mes-
sire Guillaume et des siens fut si impétueux que leurs adversaires ne purent
soutenir le choc et durent se rendre aux Savoyards, qui les firent tous prison-
niers.

 

 

"pietons mi-14eme"

 

 

 

 


cuirasse de la deuxieme partie du 14eme siecle ... 

 

 

" armure, deuxieme partie du XIVeme " 

 

 

 

Source - La " Chronique de Savoie " de Jean d'Orville

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