le chateau de Faverges

Publié le par Cabaret

 
CHATEAU DE FAVERGES

 

 

 

 

 

Ce château, au pied de la Dent de Cons,
 surplombe Faverges et surveille les vallées environnantes.
Début XII ème siècle, le château des sires de Faverges se trouvait plus haut;
 il contrôlait la route de l' Italie à Genève et la frontière
 entre le Comté de Savoie et celui de Genève.
 En 1316, le Comte de Savoie, Amédée V,
 achète la Seigneurie de Faverges à Rodolphe de Fabricis et il
semble que ce soit le Comte qui reconstruira le château à l' emplacement actuel.

 


En 1355, le château est le témoin de batailles entre Amédée VI
auquel le roi a cédé le Faucigny et les habitants qui refusent
 la souveraineté de la Maison de Savoie.
En 1501, le Duc de Savoie, Philibert le Beau, vend la Seigneurie au Prince François
 de Luxembourg, vente qui est annulée par la Chambre des Comptes. Cela créera beaucoups
 de difficultés jusqu'en 1605. Pendant ce laps de temps, le château de Faverges est vendu en 1569
 à Louis Milliet, qui devra donner la moitié de la somme de l' achat à la Maison de Savoie
 et l' autre moitié à la Maison du Luxembourg, et il le restaure.
Cette Famille recevra le titre de Baron en 1572 puis
 de Comte en 1609 et ensuite de Marquis en 1644.

 

 

 

 

 C' est vers cette date que le château, endommagé par un incendie quelques années auparavant,
 est reconstruit comme on le voit maintenant.
 Cinq générations de Marquis de Milliet de Faverges se succèdent jusqu'en 1787.
En 1790, sous la Révolution française, La Marquise de Faverges, veuve,
 part pour Turin avec ses filles. Le château, très endommagé,
 sera vendu en 1810 à Jean Pierre Duport, industriel lyonnais, créateur
 de la filature de coton d'Annecy.
Après d' importants travaux il installera un atelier de tissage
 de la soie dans les bâtiments du château.
 Sa fille épouse Nicolas Blanc qui à la mort de son beau père
 reprend l' entreprise en 1820 et en fera la plus importante soierie
 de Savoie et des Alpes du Nord ( 800 métiers à tisser, plus de 1000 employés

 


 avec la vente dans différents pays: Allemagne, Amérique du Nord, Angleterre, Russie).
 Les ateliers du château devront être considérablement agrandis. En 1828,
 il fait monter dans la cour du château une pierre pesant 9278 Kg pour mesurer
 et lisser la soie. Elle fut tirée par 18 paires de boeufs, 6 chevaux et 50 personnes.
 En 1834 Nicolas Blanc fait visiter les ateliers
 au roi de Piémont Sardaigne et Duc de Savoie et de Genève, Charles Albert. L'année suivante,
 il recevra le titre de Baron par le roi. Son père décédé, son fils,
 en 1859, vend le château et l' entreprise à la société lyonnaise Gourd Croiset
 et Dubost pour la céder de nouveau à la société Stünzi qui n' emploie plus que 300 ouvriers.

 

 

"detail de la charpente de la tour pricipale"

 


Pendant la guerre de 14-18 le château sert d'hopital pour des soldats belges
 puis de 1922 à 1939, après des rénovations, de logements aux ouvrières de la soierie.
 De nouveau il sert d'hopital de 1939 à 1945.
 Il sera abandonné de 1945 à 1980 où il sera racheté par la municipalité.
 L' entreprise de tissage, elle, cessera toute activité en 1976.
Après de lourds travaux, le château sera transformé
 en une maison familiale de vacances en 1988.
Il accueille une clientèle variée: touristes, écoliers, entreprises pour des séminaires..
A coté du château du XVII ème siècle, construit par le Marquis Charles Emmanuel Milliet
 et les bâtiments servant à l' entreprise du XIX ème du Baron Nicolas Blanc,
 se trouve la tour, il semble du début XIV ème 
 






 

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