L'ecluse 1340

Publié le par Cabaret

 

 

 

 

Bataille de l'Écluse, debut de la guerre de cent ans.

 

 

 


 
Forces en présence
 
190 navires français 250 navires anglois
 

 

Le 24 juin 1340, lors de la bataille navale de l'Écluse (ou de Sluys),
le roi anglais Édouard III, prétendant à la couronne de France,
 anéantit la flotte de son rival,
 le roi de France Philippe VI de Valois, devant l'estuaire du Zwin,
ce bras de mer (de nos jours ensablé) qui mène à Bruges.

C'est la première bataille d'importance de la guerre de Cent Ans.

 

 

 

 

Flotte de Philippe


Outre une quarantaine de galères méditerranéennes, navires nerveux et maniables,
 avec des équipages gênois expérimentés, menés par le mercenaire Barbavera,
 les Français disposent d'une vingtaine de grandes nefs embarquant 200 hommes d'armes,
 et environ cent trente navires de commerce ou de pêche sur lesquels prennent place chacun
 une cinquantaine de soldats, soit un total d'environ 20 000 hommes.

 

Mais les deux commandants, l’amiral Hugues Quiéret et Nicolas Béhuchet, ne sont pas des marins
 mais des administrateurs chargés en principe d'assurer le transport d'une armée.

 

Ils ont reçu pour ordre d'empêcher le débarquement de l'armée d'Édouard et ont transformé
 la flotte en barricade sur trois rangs enchaînée d'une rive à l'autre,
 sauf quatre nefs et les Gênois.

 

 

Bataille


Le matin du 24 juin les 250 navires anglais avec 15 000 hommes
 plus les équipages apparaissent.

À midi, avec la marée et le vent portant, l'armada d'Albion attaque.
 Du côté français les arbalétriers ont l'initiative mais rapidement ils sont dominés
 par la vitesse de tir des archers gallois. Après l'abordage les combats furieux
 se font sur les ponts. Quiéret et Béhuchet parviennent à investir le bateau d'Édouard
 et à blesser ce dernier à la cuisse. Mais les chefs Français sont fait prisonniers.
 Immédiatement Quiéret est pendu et Béhuchet décapité.

 

Les Flamands arrivent à partir de la rive.
 La panique s’empare des Français : n’ayant pas d’autre
 échappatoire que de sauter à l’eau,
 ils périssent noyés par milliers.

 

 

Seul la moitié des Génois parviennent à s'échapper.

 

 

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